Conspirons !

Si vous êtes hispanophone, sensible aux thématiques éducatives, je vous invite à découvrir le plan quinquennal que propose José Antonio Marina dans son Despertad al diplodocus. Il compare le système éducatif espagnol à un dinosaure, potentiellement puissant donc, mais endormi.

Quels objectifs à atteindre ? Selon moi, les plus notables sont :

  • la réduction de l’échec scolaire (et réduction des freins d’accès à l’éducation),
  • l’amélioration des contenus,
  • la formation continue des profs / leur évaluation constante.

Et pour y arriver, trois fondamentaux : croire en la nécessité de changement, vouloir le faire, savoir le faire.

Comment réveiller la bête ? En redéfinissant le rôle de pédagogue, en restructurant l’organisation traditionnelle, aussi bien de l’école, que de la famille, les secteurs professionnels privé et public, sans oublier, un chapitre qui me semblait fondamental : les villes (selon l’auteur, troisième moteur du changement).

En effet, l’intelligence de groupe, autrement dit l’intelligence sociale permettrait d’atteindre un capital social solide. Il faut que ce soit un objectif réel pour que l’école change et que l’éducation reprenne tout son sens. Marina cite d’ailleurs Eleanor Roosevelt, lorsqu’elle se demandait où commencent les droits humains universels :

Dans des lieux proches de nous, si proches et si petits qu’on ne peut les voir sur aucune carte du globe. C’est le monde de la personne individuelle, du quartier où elle vit, de l’école ou du collège qu’elle fréquente ; de l’usine où elle travaille. Ce sont les endroits où chaque homme, chaque femme, chaque enfant cherche l’accès égalitaire à la justice, l’égalité des chances, le respect de la dignité et une protection contre la discrimination. Si ces droits n’ont pas de signification dans ces lieux proches, ils n’ont pas de signification ailleurs.

Les villes, constituées de ces endroits si proches et si petits, sont un moteur d’innovations lesquelles ne sont rendues possibles que par la puissance collective. À ce propos, Marina nomme quelques initiatives déjà mises en place au niveau national ou international (d’ailleurs, je suis fière d’y trouver le projet Pizarra Digital de mon cousin José Antonio Blesa, à Ariño, Teruel).

Ce livre est donc une feuille de route, avec des idées qui fonctionnent, pour changer l’école et la société. Marina souhaite que ces changements se produisent d’ici 5 ans tout au plus, vu l’urgence de la situation. Voilà pourquoi il convoque cette conspiration éducative, pour réveiller le diplodocus, pour NOUS réveiller.

L’importance de ce texte ? Je crois que la France vit une situation similaire et qu’une réflexion éducative est absolument nécessaire.

Martina et son monstre

Una tal Martina y su monstruoUna tal Martina y su monstruo, c’est une BD qui m’a donné du peps. L’histoire d’une fille qui s’assume. En gros (héhé), elle aime son boulot, elle aime se sentir épanouie, elle aime ses rondeurs… Et elle a ce petit monstre qui l’accompagne partout, parce que ce monstre c’est la matérialisation de ses peurs. Il s’alimente de son insécurité. Et il est tout riquiqui parce qu’elle a appris à vivre avec, et donc, à ne plus se boycotter.

Bah, je vais le dire : voilà une lecture pour tou.te.s, parce que ça fait du bien de se rappeler qu’on est cap de plein de trucs ; et pour les grossophobes ! Parce que OUI, on peut être rond.e et s’aimer quand même comme ça.

Puis, ça se lit en un rien de temps, et c’est joliment dessiné et écrit. Par Sara Fratini.

Tengo prisa

Primer concurso de microrrelatos « MICROTERRORES » con la editorial Diversidad Literaria. Mi texto entra a formar parte de esta antología con otros muchos (unos 650).

Tengo prisa

Trago un café caliente, negro, y sin ganas. Cojo mis llaves y me voy para el aparcamiento. 5 de la madrugada. Ascensor, botón “underground”. Automatismos… Presiono el interruptor sin resultado, insisto un poco pero nada. Pienso que no sería buen momento para toparme con un psicópata, aquí, sola. Voy andando, rapidísimo, hasta el coche y -de repente- en esa oscuridad nafta, una mano fría en mi hombro.

La lista de los participantes, pinchando aquí!

Toro

« Toro » est le titre du texte que j’ai proposé pour la sixième édition du concours de microrécits San Fermines. Vous pouvez le trouver en lecture libre sur leur site officiel, et également ci-dessous.

J’espère que vous apprécierez l’anticonformisme (pas du tout latent de ce genre de convocations). Mettons-nous dans la peau de la bête et habillons-nous de ses sentiments.

EN ESPAGNOL

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